- Je bois au beau sexe des deux hémisphères.
- Et moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
Marquis de Bièvre

samedi 30 décembre 2017

L'Éternel retour

Ce billet aurait dû être intitulé " Partir, revenir " mais sous là-haut patronage, certes posthume et involontaire, de Jean Delannoy et de Friedrich Nietzsche le titre a changé. L'idée n'est pas moins trivialement la même, exprimer le plaisir de partir pour mieux revenir. Je précise pour éviter toute confusion et surtout tout cours de nietzschéisme que l'idée que j'expose ici est la mienne telle qu'exprimée dans le billet à venir et non celle de ce bon vieux Friedrich Wilhelm.
Tout ce verbiage inutile simplement pour dire que je pars quelques jours au bord de l'océan respirer l'air du large, et déguster poissons, fruits de mer et autres délices locaux en tous genres…


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Tombé à l'eau ?

Les textos échangés devenaient de plus en plus chauds à l'approche de l'heure du rendez-vous.
Il ne fut pas donc étonné de recevoir à quelques minutes du rendez-vous sa réponse " Je suis inondée." Il la voyait déjà dégoulinante de plaisir et lui répliqua donc " J'adore te faire cet effet-là !"
La réponse gicla " Non ! J’ai une méga fuite d'eau à la salle de bains !"


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vendredi 29 décembre 2017

Phrase érotique

J'essaye, avec plus ou moins de bonheur, d'écrire régulièrement des textes érotiques. Je cherche souvent les mots, plus souvent que je ne les trouve. Et souvent reviens cette interrogation, quels sont les mots qui peuvent avoir le plus bel effet érotique ? Je n'ai pas encore à ce jour trouver de réponse absolue mais j'ai des éléments de réponse et une des phrases à plus forte connotation érotique pour moi peut sembler d'une banalité totale.
Un soir une amie m'avait invité pour un repas. Cela faisait quelque temps que nous nous connaissions, nous échangions relativement régulièrement, nous étions vus quelques fois. Et si nous n'avions eu aucun rapport sexuel, notre relation était un jeu constant de séduction. Cette soirée-là ne dérogea pas à la règle, et les propos furent émaillés d'allusions, de remarques voire de propositions fortement connotées. Le repas était terminé, j'étais dans le canapé un verre de vin à la main. Elle se lève, sort de la pièce, quelques instants se passent, et j'entends sa voix venant de la chambre, la phrase la plus érotique qui soit, elle dit simplement " Venez !"


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jeudi 28 décembre 2017

Top 10 ?

Il y a bien longtemps que je n'avais commenté une enquête, mais là, je n'ai pu résister. Selon une étude menée par le site Victoria Milan, non je ne suis pas rémunéré lorsque je mentionne ce site, le secteur d'activité serait révélateur du niveau de fidélité. Je vous livre donc cette liste des moins infidèles aux plus infidèles.
Le BTP : plombiers, électriciens, maçons… est-ce dû au fait que ce secteur est très masculin, peu de contacts féminins, en dehors des pratiques homosexuelles trop peu d'occasions ?
La communication : journalistes, RP, chargés de com… un manque de communication ?
Le droit : juristes, avocats, juges etc.… Un secteur idéal pour trousser la robe sans distinction de genre.
Le milieu de la nuit : barman, DJ etc., la nuit tous les chats sont gris, et certaines chattes sont grisées.
L’art : peintre, sculpteur, dessinateur, musicien, acteur… l'art de la séduction ?
Le sport, quoi de plus naturel, le culte du corps, de la performance.
Le business, Business is business but sex is sex !
La santé : médecins, infirmiers etc., faire un commentaire sur le fantasme de la blouse blanche serait trop facile.
L’aviation : pilotes, hôtesses de l’air. quoi de plus normal que de s'envoyer en l'air ?
La finance, dans ce secteur – là l'on ne compte plus les conquêtes !
Je ne ferai par contre aucun commentaire sur a fidélité de ces résultats.


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mercredi 27 décembre 2017

Retour en TGV 1

Elle est arrivée à l'heure, elle est jolie sur le quai, petite les cheveux ondulant ses épaules, ne fantasmez pas, pas d'escarpins vertigineux, ni de jupe fendue. Elle voyage confortable, jeans et basket. Une touche toutefois délicieusement féminine, un petit pull rose poudre décolleté en V, un bien joli décolleté laissant entrevoir la naissance de ses superbes seins., Elle attend sont TGV qui la ramène vers Paris, il est à l'heure, elle sourit. Elle monte à bord, s’installe, elle a de la chance, personne à côté d'elle, elle sera plus tranquille. Elle s'installe, un livre, son smartphone. Elle se laisse bercer par le bruit du train, lit d'un œil distrait son roman, jette un coup d'œil sur son Internet. Elle voit une nouvelle publication sur un blog qu'elle suit, une histoire de déjeuner, un récit érotique. Elle le lit, se surprend à se lécher les lèvres, sourit heureuse de n'avoir personne à côté d'elle. Elle laisse un message à l'auteur " Dans mon TGV, je viens de lire les 5 parties de Un nouveau déjeuner. J’aime beaucoup (beaucoup)." Et elle se laisse aller à nouveau à la rêverie. Elle sursaute, un message, il lui a répondu " Merci, j'apprécie d'avoir la réaction d'une lectrice à chaud, c'est un plaisir de savoir que vous appréciez." À chaud, en effet, elle se rend compte qu'elle a rosi en le lisant, et qu'elle frotte doucement ses cuisses l'une contre l'autre. Elle lui répond " Bon, par contre, je vous avoue que je ne suis pas certaine d’être aussi téméraire que les deux protagonistes au restaurant ; - mais c’est délicieux à lire." Et elle souffle, elle ne pensait pas avoir un retour aussi rapide, et cette réponse devrait clore la discussion. Mais la réponse s'affiche aussitôt "Jolie précision, délicieux à vous troubler quelque peu ?" Elle rougit quelque peu, hésite et avoue "Quelque peu oui." La réponse ne se fait pas attendre " Je vais donc adorer vous tenir compagnie pendant votre voyage…"


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Au restaurant…

Un couple dans un restaurant, rien que de très classique a priori.
Mais lorsque le serveur propose un verre de vin, elle déclare j'aime qu'il soit puissant, qu'il ait du corps. Jusque-là tout a, encore, bien.
Pendant tout le repas, elle lui dit et redit qu'il devrait se détendre. Ça va encore.
Mais au moment où le serveur propose un second verre de vin et qu'elle s'exclame oh oui, torchez-le ! Peut-être devrait-il envisager de la prendre là, sur la banquette là, la tête dans les coussins !


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mardi 26 décembre 2017

Un nouveau déjeuner 5/5

Mais vient un moment où l'auteur, bien qu'il soit démiurge, doit reprendre plus ou moins le fil de l'histoire et en écrire une fin afin que les lecteur•rice•s puissent enfin savoir que l'histoire est finie, sous réserve bien sût que le démiurge ne décide pas d'en écrire un second volet, y compris vingt ans après.
Ils sont donc au restaurant installé•es à leur table, face à face. Elle et lui aiment se sentir désiré•es. Et puisque vous vous posez forcément la question elle tient dans sa main le caleçon qu'il lui a tendu en échange de la culotte qu'elle vient de lui offrir.
La fin du repas ne fut qu'un long moment d'excitation réciproque, de mots murmurés, de désirs échangés, d'envies partagées, de mains qui se frôlent, de pieds qui jouent sur la table. Et très vite, quelques pas dans la rue, le plaisir de marcher nue sous la jupe, nu sous le pantalon. L'ascenseur, les mains qui s'affolent, caressent, fouillent. La porte qui se referme enfin. Et là la fusion des désirs, ce moment magique où leurs envies, leurs désirs fusionnent, où tout devient possible, où leurs corps s'enlacent, s'étreignent, et s'embrasent de plaisir.

Un nouveau déjeuner 4/5
Un nouveau déjeuner 3/5
Un nouveau déjeuner 2/5
Un nouveau déjeuner 1/5
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Après

Cette période de l'Avent, qui n'est plus qu'une gigantesque foire aux calendriers en tous genres, dont si certains sont charmants, jolis, gourmands, érotiques ou pires encore, d'autres ne sont que des objets commerciaux sans grand intérêt, se termine. Le jeu de mots était trop tentant pour que je le laisse passer, ce billet sera don consacré à l'après. "Après le plaisir on se sent un peu plus triste encore qu'avant" chante Charles Aznavour.
Cet après, après-Noël et après bien plus, a un goût amer. Ne devrait-on pas prévoir un calendrier de l'après pour aider à vivre cela ? Peut-être un jour, y penserais-je sérieusement, peut-être un jour arriverais-je à penser sérieusement ?
En attendant, aller boire un café crème, "il n'y a plus d'après à Saint-Germain-des-Prés."


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lundi 25 décembre 2017

Esprit de Noël

Je suis désolé, après un billet évoquant aux cadeaux de Noël, voilà que je cède à nouveau à l'air du temps et vous inflige un billet consacré à l'esprit de Noël. Je plaide toutefois non coupable, l'idée m'a été soufflée par une charmante dame qui, évoquant festivités et réveillons, a eu cette phrase merveilleuse "il faut se partager." N'est-ce pas là la plus belle incarnation possible de l'esprit de Noël, d’autant plus que cette charmante dame est quelque peu libertine, et n'a pas froid aux yeux !


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Cadeau de Noël

En ce jour de Noël il m'a paru d'une évidence absolue d'écrire un billet concernant une des actualités du jour, les cadeaux. Je ne vais pas pour autant vous détailler les cadeaux reçus cette année, cela n'aurait que bien peu d'intérêt. Je voudrais simplement évoquer ici le " Dernier cadeau du Pèr' Noël !" que chantait Brassens, "la premièr' fill' qu'on a pris' dans ses bras." Même s'il y a bien peu de chances qu'elle lise un jour de billet, je ne vous dirai que bien peu de chose d'elle. Elle était tout simplement éblouissante, mais je ne suis pas certain d'avoir été d'une objectivité totale sur ce point, surtout au moment où, sous une tente dans un camping, elle a posé sa main sur mon sexe. Je vous laisse imaginer la suite en vous précisant que "ce ne fut pas Waterloo mais ce ne fut pas Arcole" cette fois-ci c'est une chanson de Brel.
Ce qui est certain c'est que, pour conclure avec Brel
"Ce fut la première fleur
Et la première fille
La première gentille
Et la première peur
Je volais je le jure
Je jure que je volais
Mon cœur ouvrait les bras
Je n'étais plus barbare."


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dimanche 24 décembre 2017

La magie de Noël

Noël, sa magie, nos yeux d'enfants, ce sont les poncifs habituels utilisés au moment des fêtes. Mais à y regarder de plus près d'autres tendances peuvent de dégager. Un père Noël fort débonnaire certes, mais fort proche de son double maléfique le père Fouettard ; une bûche de Noël, certes délicieux dessert mais dont la forme phallique saute aux yeux, voire ailleurs ; une dinde qui se fait farcir, là aussi il n'y a pas à chercher loin une allusion ; des boules suspendues un peu partout ; quelques guirlandes servant de lien; des bougies et de la cire coulante pour couronner le tout. Ce serait à se demander si l'on n'est pas plus proche là d'une soirée pour adultes à tendance sadomaso. Mais peut-être est-ce moi qui ai regardé cela avec mes yeux d'enfant pervers polymorphe, merci tonton Sigmund !


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samedi 23 décembre 2017

Être plus lu ?

Je me surprends soudainement à commencer à écrire, je m'interroge souvent sur la qualité de mes écrits. En fait c'est faux, je m'interroge rarement, et n'ai pas beaucoup d'illusion. Cependant, de temps à autre des lecteurs ou lectrices ont l'indulgence de trouver quelque intérêt à mes textes et me l'écrivent. Je tiens à les en remercier, c'est aussi grâce, ou à cause d'elles, d'eux que j'écris et publie encore avec une telle obstination. Mais dans les remerciements, je tiens à signaler particulièrement une lectrice qui estimant sans doute que je devrais être davantage lu m'a écrit fort sérieusement "Je suis certaine qu'il y a des moyens pour élargir les lecteurs et lectrices."
Je n'ose vous dire ici quelles furent mes pensées en lisant cela. Est-il utile de préciser que lorsque j'écris que je n'ose vous dire ici, cela signifie en fait que je meurs d'envie de vous décrire en détail les lubriques pensées qui ont peuplé mon esprit à cette lecture. Mais je suis certain que mes lecteurs, lectrices ont eu les mêmes idées et qu'il n'est pas utile de détailler ici les joies de la sodomie sous toutes ses formes. Je vous fais une entière confiance pour imaginer toutes utilisations à fin sodomite de doigts, sexes, plugs, jouets en tous genres ou autres…
Croyez donc, lecteurs et lectrices, qu'après un si beau lapsus il n'est que plus jouissif de chercher à élargir mes lecteurs et lectrices. Encore une fois, merci à vous charmante lectrice à l'origine de ce lapsus.


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Si bien dit

Si bien dit, mais soyez sans crainte je reste lucide sur mes capacités littéraires, ces mots si bien dits ne sont pas de moi, il s'agit encore une fois d'une citation. Des mots pour dire le désir, pour dire le moment où l'on est saisi, bouleversé par le désir de l'autre. "L'odeur de ses cheveux épais, le contact de son corps, pressé contre le mien, me font l'effet d'une décharge, d'une douleur soudaine, une pointe acérée, dirigées sur ma nuque et mon bas-ventre."
Lorsque je découvre une telle phrase je suis, je dois l'avouer, presque jaloux, je regrette amèrement ne pas avoir écrit moi-même ces mots. Mais au-delà de cette jalousie, c'est un pur bonheur de découvrir, lire puis relire ces mots et vous les offrir enfin.


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Si bien dit d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

vendredi 22 décembre 2017

Écrire encore ?

Je me demande souvent pourquoi j'écris, et je m'interroge sur l'opportunité de poursuivre. Et, vous le savez, souvent je m'appuie sur des citations, je joue avec. Heureux hasard, alors que je m'interrogeais, j'ai justement découvert une belle phrase "Cette rage d'écrire quand elle vous prend à cinquante ans, ne vous lâche plus. Quand on est jeune, il est possible d'en guérir." Voilà qui expliquerait tout, je ne suis plus vraiment jeune, et j'ai commencé à écrire régulièrement, enfin relativement régulièrement, vers la cinquantaine, je ne préciserai pas plus, je ne vais quand même pas vous donner mon âge. J'ai donc une nouvelle bonne ou mauvaise, c'est selon, la rage d'écrire ne me lâchera plus !


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Une première rencontre 5/5

Elle sent à nouveau cette caresse froide et métallique sur ses pointes de seins tendues, dures de désir, elle sait la morsure des pinces à venir. Elle sait sur le sourire qu'i a à ce moment-là, lorsqu'il joue d'elle, de son abandon. Elle sait, elle sent la pince se refermer lentement, trop lentement ; il la retient entre ses doigts, l'ouvre à nouveau, et la referme un peu. Il joue ainsi, elle se cambre, se tortille, hurle silencieusement Et les pinces se ferment enfin. Morsure froide insupportable et source de jouissances infinies. Il flatte ses seins, le mouvement accentue la morsure, elle geint. Elle n'est plus que désir, elle veut être prise, comblée, elle veut le subir en elle.
Ses fesses sont effleurées, caressées, il les prend à pleines mains, les écarte violemment. Elle imagine son cul ainsi offert. Elle est outrageusement cambrée. Mais elle a peu de temps pour imaginer, il enfonce son sexe dans ses fesses, son cul s'ouvre sur sa queue qui ouvre somptueusement le passage, il la prend lentement, mais intensément profondément.
Et soudain sa voix " J'aime te posséder, tu es enfin à moi !"

une première rencontre 4/5
une première rencontre 3/5 
 

une première rencontre 2/5 
une première rencontre 1/5 

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jeudi 21 décembre 2017

Hésitation

Hésitation, le mot est faible, je suis face à un cruel dilemme, quel sera le sujet du jour ? Habituellement mon souci majeur est de n'avoir aucune idée, aujourd'hui j'ai deux idées et ne sais laquelle choisir. Le problème étant affreusement compliqué par le fait que les deux sujets sont irrémédiablement liés au calendrier. J'hésite, dois-je évoquer la nuit la plus longue de l'année, ou la journée mondiale de l'orgasme. Les deux ouvrent de belles perspectives et permettent de beaux développements. Je pourrais aussi traiter les deux ensemble, les deux emmêlés, les deux entremêlés, évoquer la longueur de la nuit propice aux orgasmes nombreux, débridés, majestueux, déchaînés, exaltés, multiples, voluptueux, opulents, somptueux, voire pire si affinités. Je pourrais, j'aurais pu, mais j'hésite encore, je n'arrive pas à me décider et, reconnaissez que, pour une journée mondiale de l'orgasme, ce n'est pas le pied !


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Bon ?

C'est bon ?
Tu sais bien, quand je ne parle pas pendant un repas, c'est soit parce que je déguste, soit parce qu'on me tripote sous la table.
Et, si je glisse ma main là, alors que c'est un régal ?


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mercredi 20 décembre 2017

Multilinguisme

Le multilinguisme est, faut-il le préciser, l'état d'un individu ou d'une communauté linguistique qui utilise concurremment trois langues différentes ou davantage. Je ne suis absolument pas multilingue et ce billet sera entièrement rédigé en français. Mais j'ai quelques amies dont les capacités linguistiques sont remarquables, j'évoque bien là les capacités linguistiques, pas linguales, ne nous emballons pas, pas encore. J'ai eu une pensée en lisant ces phrases :
"Et cet homme, Rudy Prohaska, aimait Mara en dix langues et plus. Elle lui disait souvent:
- Viens, Rudy, si le cœur t'en dit, aime-moi en allemand.
Et il l'aimait en allemand athlétique.
- Passons, si tu veux bien, au hongrois.
Il l'aimait en hongrois croustillant.
- Et maintenant, mon amour, en français.
Il l'aimait en français gracieux.
- Vite, passe au tchèque.
Il l'aimait en tchèque familier.
- J'attends le bulgare.
Il l'aimait en bulgare caressant.
- Attends, attends, traduis-moi ça en turc.
Il l'aimait en truc fantasque.
Ensuite, ils restaient allongés, us, à bavarder.
Rudy s'embrouillait parfois, mêlait les langues, mais Mara le rappelait vite à l'ordre:
- En serbe, Rudy, restons-en maintenant au serbe…
Il l'aimait en serbe volubile, langue excellente pour causer à l'envi lorsque tout est fini, qu'il n'y a plus rien à faire."
Un superbe texte balkanique !


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mardi 19 décembre 2017

Volage

Si vous espérez lire quelque marivaudage, ou quelque étude sur les femmes volages et les maris infidèles, je crains de vous décevoir et ne peux que vous suggérer d'arrêter là la lecture de ce billet qui ne saurait que vous décevoir. Le titre, j'en conviens, est trompeur, même s'il faut avouer qu'être trompeur à propos de volage n'aurait rien de bien étonnant.
L'objet de ce billet est tout simplement le caractère quelque peu volage de ma Muse, à moins qu'elle ne soit volatile. Mais là le risque de confusion est bien grand et l'on pourrait penser que je compare ma Muse à un quelconque oiseau, pintade, poule, oie blanche ou dinde, fut-elle à farcir en cette période de fêtes, comparaisons pour le moins inélégantes. Ma Muse est charmante, délicieuse, et plus encore. Hier soir elle m'a inspiré une très belle idée de billet et je me suis endormi enjoué par l'idée des mots que j'allais coucher non pas sur le papier mais sur l'écran, quoique coucher des mots sur un écran, donc en position verticale soit un peu une histoire à dormir debout, alors que moi je me suis endormi, hier soir, allongé. Et au réveil, horreur, malheur, je n'ai en tête que le souvenir d'avoir eu une si belle idée qui s'est, elle, envolée. Ma Muse serait-elle donc volage ou volatile, volatile étant ici la forme féminine de l'adjectif volatil, à moins que ce ne soit ma mémoire qui soit telle celle d'un volatile.



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lundi 18 décembre 2017

Une citation

Le titre du billet est clair, enfin semble clair, il va être question d'une citation. Mais avant d'en venir à cette citation je voudrais rappeler certains éléments relatifs aux réseaux sociaux. Je me suis fait cataloguer successivement ou parfois simultanément de pédéraste, d'homophobe, d'alcoolique, d'abstème, de pervers, de puceaux, d'intello, de crétin, de féministe aigri, de misogyne, de gauchiste, de fasciste et de quelques autres amabilités.
Donc ma citation du jour sera une citation fort connue certes, de Francis Picabia “Ceux qui médisent derrière mon dos, mon cul les contemple.”


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Conduite de réunion

En fait le sujet de ce billet n'est pas tant la conduite de réunion que la conduite en réunion. Et de plus, il se limitera à une seule préconisation, ne plus s'asseoir en face de cette charmante brune Certes elle est ravissante mais force est de constater que la profondeur de mes arguments lors de la réunion est inversement proportionnelle à celle de son décolleté, qui était somptueux aujourd'hui. La réunion fut très dure.



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Du bon usage des citations

J’ai une certaine tendance à abuser des citations, j’en conviens. J’en abuse d’autant plus que je les extrais de leur contexte, les détourne, voire les pervertis. Mais je ne suis pas le seul et j’ai trouvé un superbe exemple d’utilisation de citations dont je serais presque jaloux. Le narrateur raconte son premier souvenir avec une jeune fille.
" C'était le moment de la saisir, de l'attirer, de l'embrasser… Rien qu'une idée ! une idée sans bras ! Les miens restèrent ballants et sans vie. Je ne connaissais rien de l'Écriture. Si je l'avais connue, il est probable que l'esprit de Satan m'aurait fait donner à la langue mystique du Cantique des Cantiques un sens littéral et naturel. J'aurais alors obéi au premier verset « qu’il approche ses lèvres, et me donne des baisers de sa bouche. » Et quant à mes bras qui étaient inertes, il leur aurait suffi d’appliquer le verset 6 du chapitre II : « Sa main gauche s’est glissée sous ma tête, et sa droite va m’étreindre. » Vous avez là la chronologie des gestes."
J'espère que vous avez apprécié et je vous suggère de vous jeter sur le Cantique des Cantiques, en privilégiant bien sûr, la magnifique traduction de Louis-Isaac Lemaître de Sacy.


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samedi 16 décembre 2017

À propos du bonheur

Je ne vais pas écrire un traité sur le bonheur, peut-être écrirais-je si j'étais moins fainéant un texte sérieux pour une fois. Mais si c'était le cas, ne devrais-je plutôt écrire un traité sur le non-bonheur, ou sur le a-bonheur. Pour l'instant je n'en suis pas encore là et l'objet de ce billet et bien plus léger. Il est, comme souvent, inspiré d'une Et tu la rends heureuse. C'est faux, ce n'est pas moi qui la rends heureuse, c'est elle qui se rend heureuse pour moi."
Sans une quelconque prétention philosophique, une bien belle approche du bonheur.


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vendredi 15 décembre 2017

Et je ne sais…

Et je ne sais pourquoi j'aime ce texte, et je ne sais que dire, qu'écrire à propos de ce texte. L'on peut alors légitimement se demander pourquoi j'ai choisi de publier ce texte, et je ne suis pas certain de le savoir davantage. Ma seule certitude est que je trouve ce texte beau, et je vous l'offre donc.
"En fin de compte, c'était une de ces saintes-nitouches qui savent bien que les hommes n'aiment ni les bigotes, ni les mécréantes, mais une sorte de compromis qu'eux-mêmes ne savent pas doser. L'hypocrisie de dona Camila était telle qu'elle l'avait dans le sang, car, si son aspect était celui d'une statue anaphrodite, d'un être asexué, sa principale passion était la luxure, satisfaite à l'anglaise : une luxure qu'on aurait pu qualifier de méthodiste si ce n'était été une profanation."
Cette formule sur le compromis qu'aiment les hommes et qu'ils ne savent doser me semble une petite merveille de pertinence. Et quel plaisir cette profanation, profanation qui est un mot superbe.


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mercredi 13 décembre 2017

Une partie

Deux phrases attrapées au vol lors d'une partie, " tu as encore un coup à tirer" et " ce n'est pas la taille l'important, mais la manière de s'en servir".
Avant que vous ne partiez dans d'oniriques circonvolutions, je vous précise que ces deux phrases furent entendues, visaient pour la première la personne devant rejouer et pour la seconde le choix d'une boule, lors d'une partie de bowling.


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mardi 12 décembre 2017

Déclaration à une marquise

Vous connaissez sûrement, peut-être un passage de la scène quatre de l'acte deux du Bourgeois gentilhomme. Je vous résume la situation, Monsieur Jourdain déclare "Je voudrais donc lui mettre dans un billet : Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour ; mais je voudrais que cela fût mis d’une manière galante ; que cela fût tourné gentiment." Après quelques digressions, le maître de philosophie lui répond "On les peut mettre premièrement comme vous avez dit : Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour. Ou bien : D’amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux. Ou bien : Vos yeux beaux d’amour me font, belle Marquise, mourir. Ou bien : Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d’amour me font. Ou bien : Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d’amour."
Sans être maître de philosophie ou de quoique ce soit d'autre, une autre réponse me semble possible. On les peut mettre premièrement comme vous avez dit : Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour Ou bien : D’amour mourir me fait belle Marquise, votre beau corps Ou bien : Votre beau corps de désir me fait, belle Marquise, mourir. Ou bien : Brûler votre beau corps, belle Marquise, de désir me fait. Ou bien : Me fait votre beau corps brûler, sublime Marquise, de désir.



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lundi 11 décembre 2017

Et si le trio…

Plusieurs textes ont été publiés sur les dysfonctionnements des trios, nous te voulons, le trio. Sans vouloir prétendre réaliser une improbable synthèse, il semble en ressortir une réelle difficulté liée aux attentes des participant•es, et principalement aux attentes du couple cherchant un•e troisième. Vous ne m'en voudrez pas je l'espère de cette tentative de théorisation, mais bien avant moi un autre plus illustre a tenté de philosopher dans le boudoir. Bien souvent donc lorsque l'on va au bout, au fond de cette recherche, un objet de plaisir qui est attendu, pas un sujet de plaisir. Les caractéristiques de l'objet sont décrites précisément, caractéristiques physiques, passe encore, mais surtout le comportement attendu, sans prendre en compte les désirs, envies, fantasmes que l'objet ne saurait avoir.

Une vision bien lugubre du triolisme, direz-vous à juste titre. Mais au fond le trio, ou plutôt la pseudo-recherche d'un•e troisième participant•e, n'est-il pas la cristallisation d'une certaine et fausse vision du libertinage. Combien parmi les libertins new-look recherchent réellement un•e partenaire et non pas l'objet de leur fantasme ? Combien sont disposé•es à réaliser une vraie rencontre avec un•e partenaire en tenant compte des désirs et envies réciproques sans projeter sur l'autre sa propre grille d'analyse de fantasmes ?


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Et si le trio… d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International


Abandonnée

L'abandon, le désir que de mots pour les dire ont été utilisés, ressassés, usés, répétés, redits, serinés, rabâchés sans fin, combien ont consumé leurs jours en d'austères études ; et cela pour bien souvent des formules creuses, mortes qui vous saisissent pas aux tripes, ne vous retournent pas l'âme. Et parfois, éclair de lumière, à la lecture d'un roman l'on trouve une formule belle " Non que son corps se refusât à lui – bien au contraire, il s'abandonnait de lui-même, ses seins brûlants s'offraient, son entrecuisse se gorgeait de suc et sa raison avait à maintes reprises eu grand-peine à en juguler les excès d'ardeur " et l'on se prend à rêver à la belle qui a conseillé cette lecture.


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Abandonnée d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

dimanche 10 décembre 2017

Une citation au vol

La citation que je vous offre aujourd'hui ne sont pas extraits d'un livre, roman, essai ou autre, mais d'un film. Citation au vol car je regarde actuellement le film, et les mots ne sont qu'une retranscription que j'espère le plus fidèle, citation au vol aussi car le film en question, l'étoffe des héros, relate les premiers pas de la conquête spatiale coté états-uniens, avec donc des pilotes d'essai. La phrase que j'ai retenu est la réponse d'une infirmière à un pilote qui doit fournir un échantillon de sperme et s'enquiert des modalités, "vous faites appel aux fantasmes accompagnés d'une bonne masturbation et cela aboutit à éjaculation."
Mais le départ d'une fusée n'est-il pas semblable à une  gigantesque éjaculation d'un immense objet phallique ?


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Une citation au vol d' Un Joueur Parisien est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

Prestige

Entendu à l'instant "C'est une question de prestige pour savoir qui a la plus grosse." Une phrase bien classique me direz-vous, pas de quoi écrire un billet, même si trop souvent peut-être j'écris des textes sur des sujets futiles, sur des riens qui sont quand même quelque chose.
Je dois cependant vous préciser le contexte d'où est extraite cette phrase. C'était la visite d'un cimetière, et la déclaration visait la taille des tombes, des tombes joliment érigées !


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vendredi 8 décembre 2017

Conflit de génération

Un sujet manquant d'originalité, j'en conviens, que pourrait-on ajouter à la déclaration de Cicéron, dans la deuxième catilinaire, O tempora, o mores ?
Mais, il est possible de trouver une approche différente, renversée. J'en ai découvert un exemple dans un roman.
"- …Maman, tu as vu comment tu es habillée…
- Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Il y a un obsédé qui te mate le cul…
- Il est beau ?
- Maman !"
N'est-ce pas renversant ?


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En direct

En direct d'une banquette de restaurant, mais ne rêvez-pas, je ne vous dirai pas lequel même si certaines pourraient le connaitre. Dans ce restaurant donc, une femme est installée juste à côté de moi. Une femme qui a une belle allure, une femme qui lorsque le serveur lui propose un verre de vin rouge léger, lui réplique avec une belle voix rauque un simple non.
Jusque-là tout va bien, mais pour attraper quelques chose dans sa veste posée sur la chaise de l'autre côté de sa table, elle se lève, et à nouveau se lève pour refouiller sa veste, et recommence encore. A chaque fois, elle se penche et son jean moule joliment ses belles petites fesses.
Quel charmant déjeuner !


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jeudi 7 décembre 2017

Ecrire avec une lectrice

Elle aimait lire ses mots, elle le lui avait dit souvent, il aimait le regard qu'elle portait sur les textes qu'il écrivait. Elle lui avait dit que ses textes étaient troublants, qu'elle était troublée en les lisant, il lui avait dire être troublé par cette écriture.
Ses mains courent sur le clavier, glissent sur les touches, les mots s'alignent sur l'écran.
Elle lui avait dit qu'elle se caressait en lisant, la jupe troussée, il lui avait dit qu'il avait souvent fini d'écrire en ne tapant que d'une main.
Elle lui avait avoué qu'elle aimerait le voir ainsi écrire, il avait aimé cet aveu et répondu que cela lui serait délicieux.
Les mains ralentissent, cherchent les touches.
Elle lui avait demandé si elle pouvait venir, il l'avait invitée à venir le rejoindre.
Elle était arrivée, chemisier, jupe courte, bas, escarpins, il l'avait trouvée ravissante.
Elle s'était approchée du bureau, il l'avait invitée à se glisser dessous.
Les doigts dérapent, les mots sont bafouillés.
Pour qu'il puisse écrire des deux mains, elle l'avait pris dans sa bouche, il avait repris son clavier.
Les lettres s'emmêlent dans les mots.
Elle avait levé les yeux vers lui, il commence à écrire, le texte débute par " Elle aimait lire ses mots, elle le lui avait dit souvent…"
Les doigts se figent sur l'écran, le texte se termine par une explosion de plaisir dans la bouche de sa lectrice.

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Comme je voudrai

Vous ne m'en voudrez pas si je cite aujourd'hui une chanson d'un grand monsieur,

Sur les montagnes ou sur les îles
À la campagne ou à la ville
Chez les machos, chez les fofolles
À pied, à chevaux ou en bagnole

{Refrain:}
Je chanterai comme je le voudrai
Je chanterai ce que je voudrai
Comme je voudrai, je chanterai
Et dans la langue que je voudrai

En français ou en vietnamien
En maori ou en indien
En basque, en wolof, en canaque
En tzigane ou en brezhoneg

{au Refrain}

Chez les rupins ou sous les ponts
Chez les lapins, chez les Lapons
Chez les trappistes, chez les trappeurs
Ou chez l' ministre de l'Intérieur

{au Refrain}

Et si tu veux me l'interdire
Viens donc ici pour me le dire
J' te chanterai ce que tu m'as appris
"Contre nous de la tyrannie"

{au Refrain, x2}
Si vous ne l'avez pas reconnu, la chanson est de Gilles Servat, Comme je voudrai, je suis bien loin d'avoir son talent et j'espère qu'il ne me tiendra pas rigueur d'emprunter certains de ses mots. Je ne chante pas, le me contente pour ma part d'essayer d'écrire.
Et, n'en déplaise aux rabat-joie, bonnets de nuit; pisse-vinaigre, trouble-fête, bégueules, pisse-froid et autres empêcheurs d'écrire en rond, en travers, en diagonale ou en tous sens, j'écrirai comme je le voudrai; j'écrirai ce que je voudrai, comme je voudrai, j'écrirai et dans la langue que je voudrai.


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mercredi 6 décembre 2017

Taquin

Taquin est indubitablement un adjectif, mais vu l'usage qui peut en être fait ici ou là; j dois avouer avoir eu un doute sur le sens de ce mot. J'ai donc cherché, comme d'habitude sur le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, vous m'en excuserez mais ce n'est pas plus long que d'utiliser quelque moteur de recherche nord-américain et autrement plus fiable.
Quatre définitions sont donc proposées.
A. − Vx. Qui lésine sur la dépense.
B. − Vieilli. Qui prend plaisir à chicaner, quereller les autres.
C. − Qui s'amuse par jeu et malice à contrarier les autres en paroles ou en actes sur de petites choses pour les agacer, à les provoquer pour leur faire perdre leur calme.
D. − [En parlant d'un inanimé abstr.] Provocant; où l'on ressent de la taquinerie.
A priori aucune de ces définitions n'indique que taquin pourrait signifier qui incite à vomir sa hargne à la figure du voisin.
Ce n'est qu'une interrogation mais toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait pas fortuite.


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Un jour de retard

Un jour de retard, en effet j'avais prévu un petit texte en hommage malicieux à Jean d'Ormesson. Je le publie donc malgré l'actualité nécrologique intense. A propos de la place des femmes cet homme qui aimant tant les femmes a déclaré "Il y avait plus dur et plus fort." Que ne pourrait-on imaginer ?
Je suis certain que ce grand amoureux des mots m'aurait pardonné mon insolence et cet abominable détournement de sens. Ce grand amoureux des femmes évoquait-là la tradition plus dure et plus forte que le règlement et contre laquelle il s'est battu pour faire entre une très grande dame à l'Académie française.


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mardi 5 décembre 2017

Oxymore ?

Soyez sans crainte, je ne vais pas vous faire un cours ici sur les procédés littéraires. La forme interrogative était la marque d'une vraie question de ma part, la citation découverte ce jour est-elle vraiment une forme oxymorique ? La phrase visée est la suivante "Ce serait merveilleusement dégoutant."
La formule est absolument superbe et évoque merveilleusement des plaisirs aussi intenses qu'inavouables. Cette notion, j'en conviens, mériterait d'être approfondie, développée. Cela pourrait faire l'objet d'un prochain billet, un billet qui je l'espère sera merveilleusement dégoutant.


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Prélude

Une femme attablée un après-midi en terrasse. Il la regarde. Elle n'est pas belle, non, ce n'est pas cela, elle a du charme, elle a un charme fou. Depuis qu'il la vue, il ne peut s'empêcher de la regarder à nouveau. Elle ne le regarde pas, elle ne l'a surement même pas vu, voit-elle quelqu'un ? Elle regarde au loin, un sourire flotte sur ses lèvres. Il suppute qu'elle attend quelqu'un, un homme, une femme, son amant, son amante ? Oui ce doit être cela elle attend son amante. Elle boit son thé, lentement, le savoure, et son regard s'envole au loin, toujours son sourire. Non, elle est trop paisible pour attendre. Elle n'attend pas son amante, ni son amant, mais alors, que fait-elle. Peut-être une amatrice de thé, mais alors pourquoi ce regard toujours si lointain, comme si elle espérait apercevoir enfin la silhouette ? Et elle n'a même pas regardé sa montre, ni son téléphone. Elle regarde toujours au loin, sourire énigmatique. Qu'attend-elle ? 
Elle finit son thé, se lève, s'éloigne. Il se demande encore, mais elle ne l'a même pas vu, c'est certain, pas un regard. Un autre homme s'est levé la suit, marche juste derrière-elle. Elle s'éloigne ainsi vers ce point qu'elle fixait, vers le bout de la place. Elle rentre dans le hall de l'hôtel, se retourne sourit à cet homme qui la suivait " Ces moments d'attente commune ne sont-ils pas le plus jouissif des préludes ?"


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Une question de taille

Vous avez tous, toutes lu des articles, études consacrées aux perturbateurs endocriniens. Je ne vais pas ici tenter de rédiger une synthèse plus ou moins brillante sur ce sujet. Je voudrais simplement relever deux conséquences annoncées. Selon des études l'on ne peut plus sérieuse, les seins des femmes grossissent et je ne m'en plaindrai pas, dans le même temps la taille des pénis diminue.
De ces informations l'on peut donc tirer deux conclusions. Les petits jeunes peuvent dire ce qu'ils veulent mais nos sexes sont plus gros. Et, surtout, lors des branlettes espagnoles le pénis va être totalement enfoui au creux des seins.


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lundi 4 décembre 2017

Un bon conseil

Un conseil tire non d'une lecture mais d'une série, il faut bien parfois varier les plaisirs. Deux femmes parlent l'une se plaint de sa nuit, elle s'est réveillée et a mangé des bonbons, des réglisses, qu'importe au fond ce qu'elle a mangé, elle a mangé plus qu'elle ne l'aurait voulu. Son amie lui donne un conseil "Essaye la masturbation c'est hyper relaxant et tu ne grossis pas avec ça."
Une bien agréable façon de lutter contre le surpoids en effet !


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Le plaisir des phrases équivoques…

Parfois lorsque je découvre certaines phrases au hasard de mes lectures, je m'interroge. Je me demande si certain•es auteur•es ne laissent pas volontairement trainer ici ou là des phrases équivoques pour permettre aux adeptes des jeux avec les mots de les détourner. Pour illustrer mon propos, rien ne vaut un exemple "A partir de mes notes et des livres que je trouvai sur place, je me consacrai à la rédaction ou à l'achèvement de neuf ouvrages, sur l'art poétique, les citadelles et forteresses, divers récits, l'histoire des premiers temps de l'Islam, la morale des princes, les conduites avantageuses, les femmes, les bâtons célèbres depuis la verge de Moïse, le sommeil et les rêves."
Est-ce un hasard si l'auteur, en l'occurrence il s'agit bien d'un homme, choisit d'enchainer les conduites avantageuses, les femmes et les bâtons célèbres avec une verge comme exemple et les rêves ? Comment ne pas se sentir poussé alors à évoquer une femme met en avant ses avantages, d'autant que l'on sait depuis Bobby Lapointe que "davantage d'avantages avantagent davantage", à tel point qu'elle s'enrévera sur la verge de Moïse…


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Et si c'était une nuit 2

 Et si c'était une nuit, une nuit comme on n'en connait pas depuis cent mille nuits…
Serge Reggiani



Elle entre dans la chambre pendue à son bras, ses jambes chancellent. Il lui caresse les cheveux, l'embrasse dans le cou. Son chemisier tombe à terre, suivi par son soutien-gorge et il caresse ses seins. Il l'embrasse, leurs langues s'enlacent. Il pince ses seins, elle gémit doucement, il suce sa langue et pince encore. Elle aime cela, elle aime qu'il joue ainsi de son corps. Il l'attire tout contre lui, elle le sent raide de désir. Caressant ses cheveux, il accentue la pression sur sa nuque, elle s'accroupit devant lui. Elle est fébrile n'arrive pas à déboucler sa ceinture, elle lève les yeux, il sourit et défait sa ceinture. Elle déboutonne son pantalon, son caleçon est tendu, déformé par son sexe en érection, elle fait glisser ce sous-vêtement inopportun et embrasse le gland, le déguste à petits coups de langue. Elle aime cette douceur, elle le suce comme l'on sucerait un bonbon. La main sur sa nuque l'incite à le prendre à pleine bouche. Il glisse entre ses lèvres, comme s'il glissait dans son sexe. Il baise sa bouche, et elle aime qu'il la prenne ainsi. Il va et vient ainsi. Il ressort son sexe, elle le regarde, elle aime le voir ainsi, raide, tendu, luisant de sa salive. Il saisit ses seins, et son sexe glisse ne nicher entre eux. Et il recommence lentement son va et vient. Elle tend la langue pour pouvoir caresser le gland à chaque passage. Il pince ses pointes de sein au rythme de son va et vient. Elle gémit doucement, elle a envie, elle a envie qu'il jouisse, qu'il jouisse sur elle, elle a envie en même temps qu'il la prenne. Elle veut être à lui, toute à lui, offerte à ses désirs, à tous ses désirs, et elle connait son imagination.
Il plonge à nouveau dans sa bouche, tout au fond de sa bouche. Ressort et replonge. Elle en perd la respiration et juste à ce moment-là la vibration reprend en elle, ça vibre furieusement en elle. Elle lève les yeux vers lui, elle l'implore du regard. Et il sourit, lui caresse les cheveux et continue à baiser ainsi sa bouche. Elle perd pied, ne pas jouir encore, se retenir, pour mieux le sucer, mais il joue avec elle, fait varier les vibrations, elle est trempée, elle sent qu'elle coule, et en même temps elle salive sur son sexe. Elle est femelle offerte pour lui. Elle vibre toute entière, ondule du bassin, elle vibre autour de cet œuf et de son sexe. Elle est à nouveau balayée par des ondes de plaisir, elle est au bord de la jouissance, elle le suce, le lèche accompagne chacun de ses mouvements de la langue, elle veut le faire jouir, mais elle sait bien que c'est lui qui mène le jeu.
Il joue des vibrations pour l'amener au bord de la jouissance, juste au bord, puis l'intensité diminue un peu, à peine, pour rependre à nouveau et encore. Elle sait qu'il choisira le moment où il la fera jouir. Elle est à lui, totalement à lui, réceptacle pour son sexe et traversée d'ondes de plaisir dont il maitrise les rythmes. Les vibrations s'intensifient, les vas et viens dans sa bouche s'accélèrent. Le plaisir monte en elle, ses gémissements sont étouffés par ce sexe qui baise sa bouche. Elle n'en peut plus, elle jouit à nouveau, gémit son plaisir et sent en même temps le sexe dans sa bouche frémir intensément et gicler de plaisir. Elle pleure de jouissance.


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dimanche 3 décembre 2017

Chaud-froid

Le chaud-froid, vous le savez sans aucun doute et un plat à base de morceaux de volaille ou de gibier, préparé à chaud avec de la sauce et servi froid. Mais je n'ai pas vocation ici du moins à tenir un blog culinaire. Cette dernière phrase n'est nullement une invitation à parcourir le net à la recherche d'un blog culinaire tenu par un joueur, la précision est peut-être utile.
A l'origine ce billet devait être un texte consacré à ce moment magique où l'on attend un rendez-vous donc la date approche, aux idées, aux images qui se bousculent dans la tête, aux plaisirs imaginés, espérés, un moment d'une chaleur inouïe, un moment d'un délice absolu. Et alors que je tentais d'écrire ce billet, je reçois un mail de la belle. Je le lis persuadé de trouver là quelques mots attisant mon désir. Hélas, elle m'annonce que c'est partie remise. Pouvais-je donc écrire un billet sur la chaleur de cet instant où je reçois une telle douche glacée.
Chaud et froid !


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Charmante

Charmante, la citation que je vous offre aujourd'hui, charmant le choix des mots, charmant cet auteur, peut-être le seul qui use et abuse plus que moi, non de ces charmes, mais du mot lui-même. Jugez-en par vous-mêmes.
"Elle feignit une gêne qu'elle était bien loin d'éprouver et lui tourna le dos, un dos pas très couvert. Don Victor leva alors les yeux et put vérifier que les charmes que cette jeune personne cachait si mal étaient effectivement charmants."


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vendredi 1 décembre 2017

Variations autour du BDSM

Certain•es d'entre vous vont être déçu•es, terriblement déçu•e, je ne vais pas ici écrire un billet évoquant les diverses pratiques BDSM. D'autres avant moi l'ont fait, et parfois avec brio. La source de ce billet est ailleurs. L'idée m'en est venue à la lecture de deux articles. J'ai trouvé le premier sur un site honorablement connu, les 400 culs, il est consacré au SM vegan et la conciliation entre le SM et le refus du cuir, ami•es fétichistes je sens-là votre inquiétude. Le second évoque le yoga BDSM, évoquant un cours de yoga érotique pour lequel on encourage les participants à porter du latex et des vêtements érotiques afin d’augmenter le pouvoir d’intuition.
Intéressantes ces variations, ne trouvez-vous pas ?


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Le premier décembre

J'ai déjà fait preuve, j'en conviens, de plus d'imagination pour trouver un titre. Par contre j'ai de nombreuses idées de textes à écrire et publier, une suite à cette nuit à peine débutée, une histoire de fibules, une femme attablée un après-midi en terrasse, et bien d'autres. Mais aujourd'hui je souhaite évoquer un autre sujet, un sujet sérieux pour une fois.
Jouissez, faites-vous plaisir de toutes les manières imaginables, allez au bout de vos envies, essayez, tentez, explorez, mais n'oubliez pas que le sida, les infections sexuellement transmissibles ne sont ni une fatalité, ni une punition divine, ni une loterie. Nous avons perdu trop d'ami•es.
Alors quoique vous fassiez, s'il vous plait, protégez-vous, faites-vous dépister.


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